Origine du Tibétain

Origine du bouddhisme tibétain

L’origine du bouddhisme tibétain est apparue au VII éme siècle avec  le roi Songtsen Gampo qui a régné, de 617 à 650. Sans lui il n’y aurait pas d’alphabet tibétain et le premier temple bouddhiste de Lhasa n’existerait pas. Car ce roi religieux et guerrier avait considérablement étendu l’empire tibétain. En effet il avait conquis le Népal, la quasi-totalité de l’Inde et une partie de la Chine. Parce que Songtsen Gampo, grand adepte de la méditation, avait chargé son ministre de voyager et d’étudier le bouddhisme en Inde. Il commanda ensuite la traduction de plusieurs milliers de textes.

Diffusion du bouddhisme indien au Tibet

La diffusion du bouddhisme indien au Tibet s’effectua en deux temps : une première diffusion eut lieu au VIII éme siècle, elle donna naissance à l’école qu’on appelle aujourd’hui Nyingmapa. Une deuxième diffusion lui succéda, au XI éme siècle, qui donna naissance à des écoles représentées aujourd’hui par deux courants : Kagyüpa et Sakyapa.  C’est pourquoi ses trois écoles se rattachent à des enseignements et à des enseignants d’origine indienne. A partir desquels elles développèrent leurs propres traditions. 

L’école Gelugpa (à laquelle se rattache Tenzin Gyatso le 14 éme Dalaï-Lama) n’apparut, elle, qu’au XIVe siècle. Les quatre grandes écoles les plus connues en Europe sont: Nyingma, Kagyü, Sakya, Gélug. en effet, ces dernières sont des lignées d’enseignements, de méditations et de pratiques, transmises de maître à disciple depuis leur origine. Les autres sont restées plus discrètes.

Toutes les écoles tibétaines appuient leurs enseignements sur la doctrine et la philosophie du Mahayana. Que complètent des pratiques présentées dans des textes appelés tantras. Chaque tantra propose un ensemble particulier de pratiques variées et précises (sâdhana) : rituels, méditations, visualisations.  C’est pourquoi, la distinction entre les différentes écoles est due aux « lignées de transmission » auxquelles chacune se rattache. Ainsi qu’à des caractéristiques sur lesquelles elles insistent davantage et aux contenus de leurs textes (qui sont parfois similaires).

Saluons la venue en France de Kalou Rinpoché (1905 – 1989).

Le fondateur d’une cinquantaine de centres à travers le monde, notamment en Bourgogne et en Savoie avec l’Institut Karmaling. Kalou Rinpoché est aussi le créateur du premier centre de retraites et de méditations pour les occidentaux. Comme par exemple, Dashang Kagyu Ling, siège de la lignée Shangpa, connu aussi sous le nom de temple des mille Bouddhas. 

les trois joyaux-kalou rinpoche

Dès 1980, Kalou Rinpoché s’est aussi engagé dans le dialogue inter religieux. Dés lors, il voyait des points communs avec le bouddhisme et la méditation dans les religions sans dieux comme le taoïsme et le shintoïsme. Mais aussi dans des religions théistes comme l’hindouisme, le judaïsme, le christianisme et l’islam.

La tradition Gelugpa située à Marzens dans le Tarn, qui propose l’enseignement de méditation et du bouddhisme tibétain donné sous l’autorité de Lama Zopa Rinpoché.

Le temple de Dhagpo Kagyu Ling, fondé en 1975. Qui est le siège européen de l’école bouddhiste karma kagyü, une communauté en continuel développement de la lignée Kagyüpa. Qui depuis la mort du 16e Karmapa, a deux prétendants tibétains à la succession Trinley Thaye Dorje et Orgyen Trinley Dorjé.