Méditation Bouddhiste

Dans la tradition, nous avons tous entendu parler de Bouddha. En effet, Bouddha, c’est la figure la plus connue de la méditation. le fondateur du bouddhisme; connu aussi sous le nom de Siddhartha Gotama dit Sâkyamuni, qui signifie, le sage du clan des Sakyas (-563-483 av. J.-C.). Ainsi, il y a 2500 ans, la méditation existait déjà depuis longtemps en Inde et ailleurs dans le monde. Mais en adaptant son enseignement. Ses méditations et ses discours aux connaissances et qualités de chacun. Bouddha a instruit pendant plus de quarante ans un très large public de toutes catégories sociales. 

« De la méditation naît la sagesse, celui qui se livre à des méditations claires, trouve rapidement la joie dans tout ce qui est bon. Il voit que les richesses et la beauté sont impermanentes et que la sagesse est le plus précieux des joyaux » (Bouddha).

Peu après sa mort ses enseignements de bouddhisme ont été écrits par ses disciples. 

Ensuite, plusieurs courants et traditions naquirent des différentes interprétations de la doctrine de Bouddha. Par conséquent leur mise en pratique fut diversifiée, donnant naissance à de nombreuses écoles dont les caractéristiques monastiques et laïques varient parfois considérablement. En outre, leur histoire et les différents courants bouddhiques et traditions commencent après sa mort. Avec une pérennisation de son enseignement, nommé Dhamma« la vérité des choses comme elles sont ».  (Le Dharma dans le Zen c’est l’enseignement de Bouddha). 

Cette première période de diffusion est l’ère du bouddhisme primitif. Le bouddhisme Théravada qui est la branche la plus ancienne et la première qui propose des méditations. C’est la plus représentative de Bouddha. Cette doctrine s’appuie sur un canon rédigé en pali. Qui est sa langue d’origine, comprenant de nombreux textes basés sur ses paroles et son enseignement…

La branche Theravada, du bouddhisme le plus traditionnel, qui conserve les enseignements et les traditions de méditation de Bouddha sans modifications. Avec en France, une vingtaine de pagodes et le monastère Bodhinyanarama en Ardèche, rattachés à la tradition des moines de la forêt de Thaïlande. Ainsi que le centre Vimalakirti à Genève. Par ailleurs, la pratique du Theravada se distingue habituellement par son aspect discret et non prosélyte.

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« l’être humain est le seul vivant qui ait la terrible capacité de vouloir de tout son être la seule chose qu’il n’aura jamais, c’est-à-dire un bonheur personnel qui soit durable, alors qu’il le fonde sur les sables mouvants d’un monde foncièrement éphémère » Denis GIRAS (théologien, chercheur et écrivain, spécialiste du bouddhisme et du dialogue interreligieux)

Principe de la méditation dans le bouddhisme.

La méditation bouddhiste est pour ceux qui la pratique, l’outil qui permet de découvrir la nature de l’esprit, de ses pensées, de ses passions. Et ainsi de gagner la paix, le bonheur et la liberté. En effet, la contemplation est le cœur de l’enseignement du Bouddha.

Par conséquent, si nous nous mettons dans la perspective bouddhiste des choses, il s’agit d’habituer l’esprit à des sujets qui lui permette de progresser. En vue de se préparer à de bonnes renaissances, en vue d’obtenir l’éveil d’un Bouddha. Pour les bouddhistes méditer est en fait « Habituer l’esprit ». C’est une définition extrêmement large, ce qui veut dire bien évidemment que la méditation n’est pas simplement bouddhiste.

Le bouddhisme c’est laisser l’esprit tel quel.

Il y a deux sortes de méditations : L’une est analytique, elle fait le lien entre la réflexion et l’expérience personnelle. Et l’autre, la plus essentielle, est la contemplation qui consiste à rester simplement dans le non-agir du mental, dans une pure présence de simplicité.

La tradition vivante transmet de multiples approches de cette pratique, certaines plus graduelles, d’autres plus immédiates. Dans un premier temps toutes fondées sur le développement du calme mental appelé (samatha). Ensuite sur la vision profonde appelée (vipashana). Le calme mental consiste à rester tranquille sans agitation ni distraction. Enfin, La vision profonde est la clarté et la lucidité de l’intelligence qui comprend la nature de l’être, ce que je suis et ce que je vis.

Le lotus dans la pratique du bouddhisme.

La pratique de la méditation bouddhiste ce fait en posture du lotus. Cependant nous sommes des occidentaux et nous n’avons peut-être pas commencé ce genre d’apprentissage à l’âge de trois ou quatre ans. Donc notre corps n’est peut-être pas préparé à une telle posture. C’est vrai que pour les personnes très souples elle favorise une bonne circulation des énergies. C’est pourquoi, automatiquement cela permet d’avoir l’esprit plus disponible, mais avant tout il faut une adaptation à chaque personne.

Pour illustrer d’un point de vue qui se rapporte au bouddhisme voici une petite histoire : 

Un moine faisait beaucoup d’efforts, pour ce mettre en lotus, mais ça ne marchait pas, il n’obtenait pas de résultats. Il est allé voir le Bouddha en disant : « Je ne comprends pas. » Et le Bouddha lui a dit : « Demain essaye à nouveau de méditer et mets-toi à quatre pattes. » Il s’est mis à quatre pattes et il a obtenu très vite de hautes qualités. Evidemment les gens très étonnés se sont demandés pourquoi ? Et le Bouddha a expliqué que, dans sa vie précédente, cette personne était, je crois, une vache et quelque part la disposition physiologique était encore correspondante, ce qui fait qu’assis en lotus dans une attitude plus conforme aux êtres humains, ça ne marchait pas. En se mettant à quatre pattes, tout de suite, il a obtenu de bons résultats.

Chaque année, les communautés bouddhistes célèbrent le mois du « Vesak ». En effet cette cérémonie glorifie la naissance ainsi que l’éveil de Bouddha. Son apogée est le jour de la pleine lune du mois de mai.